Ronflement et apnée du sommeil

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En plus d’être gênants pour le conjoint, les ronflements peuvent être le symptôme d’une altération de l’état de santé qu’il convient de repérer et de soigner. L’apnée du sommeil est par exemple un trouble grave pouvant causer des ronflements.

Zoom sur les liens existant entre ces nuisances sonores et l’apnée du sommeil.

Qu'est-ce que l'apnée du sommeil ?

L’apnée du sommeil est caractérisée par des arrêts involontaires de la respiration pendant le sommeil. Ces arrêts d'air :

  • durent moins de 10 secondes et se répètent durant la nuit ;
  • entraînent un défaut d’oxygénation de l’organisme ;
  • provoquent ainsi une asphyxie progressive entraînant des micro-éveils.

La personne faisant des apnées du sommeil ne s’en rend pas compte, mais quelques signes peuvent tout de même alerter : maux de tête, fatigue, irritabilité, ronflement fort.

Dans ces cas-là, il est recommandé de consulter un médecin qui pourra établir un diagnostic précis.

Causes du ronflement

Le ronflement est un son irritant se produisant le plus souvent lors de l’inspiration. Lors du passage de l’air, les tissus mous de la luette et du palais se mettent à vibrer, produisant le fameux son du ronflement.

En provoquant un rétrécissement au niveau des voies respiratoires, certains facteurs causent des ronflements : le surpoids, des amygdales trop volumineuses, l’apnée obstructive du sommeil.

D'autres facteurs peuvent être à l’origine de ronflements, notamment :

  • un rhume ou une allergie provoquant une congestion nasale ;
  • le relâchement des tissus lié au vieillissement naturel.

Ronflement : un symptôme de l’apnée du sommeil

L’apnée du sommeil provoque systématiquement des ronflements puissants, qui s'arrêtent lors des pauses respiratoires, mais qui reprennent de plus belle ensuite.

Les apnées obstructives du sommeil sont les plus fréquentes : les voies aériennes sont gênées, l’air a des difficultés à entrer et à atteindre les poumons. Le ronflement, justement favorisé par l’obstruction des voies respiratoires, est donc un parfait signal d’alarme, d’autant plus lorsque les ronflements sont accentués par rapport à d’habitude.

Plus le ronflement est fort, plus il y a de risques qu’il soit accompagné d’apnée du sommeil. Ainsi les ronfleurs majeurs, dont les ronflements peuvent dépasser les 95 décibels (bruit correspondant au passage d’un camion), sont particulièrement susceptibles de faire des apnées du sommeil.

Bien souvent, d'autres facteurs de risque peuvent faire évoquer un syndrome d’apnées obstructives du sommeil, parmi lesquels le sexe masculin et le fait d'avoir un indice de masse corporelle élevé mais également la présence d'un diabète, d'une hypertension ou encore des plaques artérielles (détectées par échographie).

Traitement de l’apnée du sommeil pour venir à bout des ronflements

Parmi les moyens de traiter les apnées du sommeil et donc de stopper les ronflements, citons :

  • la ventilation spontanée en pression positive continue : elle maintient la gorge ouverte et délivre une pression suffisamment forte pour éviter que les voies respiratoires ne se ferment ;
  • l’orthèse d’avancée mandibulaire : elle propulse la mandibule (mâchoire inférieure) et la langue vers l'avant afin de diminuer l'obstruction et de laisser l'air mieux circuler au niveau du pharynx ;
  • les radiofréquences : elles permettent de rétrécir le tissu dans la gorge et la langue, en chauffant l’intérieur de ces tissus ;
  • la chirurgie : elle permet d’enlever ou au moins de réduire les obstacles situés dans les voies aériennes. Notons que cette opération chirurgicale est plus efficace pour les ronflements que pour les apnées.

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